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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 20:01

Dans son article en page Région de L’Alsace du 18 janvier Adrien Dentz traite des questions de l’emploi, du chômage, de l’attractivité notre région face à nos voisins allemands et suisses.

Questions importantes s’il en est, et qui appellent quelque éclairage.

S’il est vrai que pour le moment, le taux de chômage chez nos voisins est nettement plus bas qu’en Alsace, il ne faut pas oublier que, d’après l’OCDE, l’Allemagne est le pays développé où les inégalités et la pauvreté ont le plus progressé : 20% de travailleurs pauvres, des retraités obligés de retourner travailler pour compléter leurs maigres pensions, des petits boulots payés un euro de l’heure… Cette «face cachée» ne concerne pas seulement les oubliés du «miracle» allemand. Elle est une des raisons de ce «miracle». De plus, l’essentiel du commerce extérieur allemand s’effectuant avec les pays européens frappés par la récession, l’Allemagne finira à son tour, sous peu, de connaître la récession. Ceci d’autant, qu’elle est confrontée à un autre défi de grande ampleur : le déficit des naissances pénalise déjà le dynamisme économique du pays alors que l’industrie est en manque de main d’œuvre qualifiée.

Dans le contexte d’une extension de la récession dans l’ensemble de l’Europe, le recours au chômage partiel, à moyen et long terme ne pourra constituer une solution de relance de la dynamique économique, ni pour l’Allemagne, ni pour la France. Ces remèdes seront inefficaces face aux décisions que prévoit le projet «d’accord international» Sarkozy-Merkel, sorte de couronnement de toutes les mesures d’austérité prises depuis le début de la crise, qu’ils entendent graver dans le marbre pour les mettre hors de portée de la souveraineté populaire.

Ainsi, il apparaît clairement que la solution aux suppressions d’emplois et délocalisations que nous subissons en Alsace, ne réside pas dans une transposition du modèle allemand.

Au contraire, il s’agit d’en finir avec les choix qui placent le financement de la dette publique sous la coupe des marchés financiers et des fonds étrangers. Il est de la plus grande urgence de constituer un pôle public du crédit et de changer les orientations de la Banque centrale Européenne (BCE). Plutôt que de privilégier le sort des banques, il s’agit de financer directement un fonds de développement social et écologique afin de soutenir l’emploi, aussi bien dans les services que dans l’industrie pour en finir avec la gouvernance actionnariale et repenser le travail en attribuant aux salariés un pouvoir d’intervention dans la gestion dans l’entreprise.

Auguste Bechler

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