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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 22:20

Le contexte dans lequel a débuté le marathon budgétaire à l’Assemblée nationale est notamment marqué par la montée au créneau du MEDEF. Sa patronne, véritable madone du profit immédiat, porte-parole du fameux «mouvement des pigeons» est sur le front jour et nuit et n’arrête pas de marteler que la France a besoin d’un «choc de compétitivité».

En clair, pour Laurence Parisot, ce «choc» ça doit être 30 milliards d’euros de baisse de cotisations patronales.

Ce serait le minimum pour réduire l’écart avec l’Allemagne, arguent-ils, plaidant pour un transfert, notamment, sur la CSG et la TVA hors produits de première nécessité. Le tout « sur deux ans, trois ans maximum ». Autrement dit, rien d’autre qu’une baisse rapide et générale du coût du travail

De son côté, Denis Kessler, idéologue patenté du patronat et PDG de Scor (réassurance), juge qu’il aurait fallu ajouter à la première règle d’or sur l’équilibre budgétaire une deuxième règle d’or stipulant que l’essentiel de l’ajustement budgétaire doit être supporté par la sphère publique. En clair, taillons allègrement dans les investissements et les services publics pour mieux préserver et accroître les aides aux entreprises, qui engloutissent 170 milliards d’euros d’argent public par an actuellement et dont l’efficacité reste à prouver. 

Que fait le gouvernement face à cette offensive ? En quelques heures il a cédé à un groupe de financiers refusant une imposition normale des plus-values qu’ils réalisent en cédant leur entreprise avant 10 ans d’existence. Et, faute d’une véritable réforme de l’imposition des entreprises, il se prive de 50 milliards de recettes. Pire, pour donner des gages à la Commission européenne, invitée dans le débat budgétaire au Parlement, il n’a pas attendu le vote de la règle d’or de réduction des déficits pour l’appliquer à tous les budgets du quinquennat.

Face à cette situation inacceptable, il y a lieu d’exiger un budget de combat qui permette à la France de sortir de la crise. La poursuite des politiques d’austérité nous emmène dans le mur. Il s’agit de récupérer les milliards qui s’enfuient dans les paradis fiscaux, qui échappent à l’impôt, afin de relancer la dépense publique et sociale sans léser les couches populaires et les classes moyennes. Notre pays a besoin d‘une véritable réforme de l’imposition des entreprises, favorisant celles qui créent de l’emploi, investissent dans la recherche, la formation et les salaires, et pénalisant celles qui préfèrent distribuer des dividendes.

Auguste Bechler

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Points de vue
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