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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 20:37

Alors que  débute  la discussion du  projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLSS de 2012)  au Parlement, le gouvernement annonce, sous couvert d’une cure d’austérité, de nouvelles mesures d’économies budgétaires  sur les retraites, les prestations familiales, les mutuelles et les dépenses de santé.. Il vise ainsi réaliser une économie de 7 milliards d’euros.

Et lorsque la ministre du Budget accuse le Sénat d’avoir détricoté  le budget de la Sécu, elle oublie que, depuis 2007, la droite a créé huit nouvelles taxes.

Concernant les retraites, plutôt  que d’abaisser le niveau des pensions, le problème de fond  c’est celui du financement, à savoir, augmenter les salaires et récupérer sur les cadeaux faits aux entreprises.

Pour  garantir le pouvoir d’achat des prestations familiales, si on instaurait un indice mixte qui prendrait en compte  l’augmentation du salaire moyen, l’indice  de croissance et celui des prix ?

L’indemnisation de l’arrêt de travail est un droit fondamental : c’est le premier droit de l’assurance maladie, tient à le rappeler le Syndicat de la Médecine Générale (SMG.). C’est un mensonge que  d’affirmer que tout bénéficiaire d’un droit social serait un fraudeur en puissance. Le projet du gouvernement à ce sujet est insupportable pour les malades et les médecins.

Taxer les mutuelles c’est taxer les salariés. Matignon oublie que les mutuelles  remboursent actuellement plus de  la moitié des dépenses  de soins de premier recours. Rendre les complémentaires  plus difficilement accessibles revient à accroître  les difficultés d’accès aux soins.

En 2010, 29% des Français déclaraient avoir renoncé à se soigner pour des raisons financières. D’autres contractent des microcrédits. En plus du gel du financement de leur mission de service public, les hôpitaux publics devront réaliser 442 millions d’économies, contre seulement 15 millions pour les cliniques privées. Il y a grand risque de diminutions d’effectifs de personnel.

Attention donc aux choix qui seront faits. Il ne s’agit pas de faire payer aux salariés les conséquences de la crise dont ils n’en sont en rien responsables. Au contraire, face à la crise, il s’agit de doter notre pays de moyens de développer et moderniser nos forces productives. La revalorisation du travail reste la clef de l’avenir, en favorisant les salaires, la formation, les services publics, et les pouvoirs des salariés dans l’entreprise.

Auguste Bechler

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Eco - Social
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