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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:29

Lors de ses vœux aux Français, Nicolas Sarkozy a tenté d’effacer son ardoise. On était loin du «travailler plus pour gagner plus». Après s’être engagé «à faire reculer le chômage et l’exclusion», il s’est contenté d’un condensé sans surprise des propositions de l’UMP. Tout en continuant de masquer sa responsabilité dans la crise, il s’est bien gardé d’évoquer le nouveau projet de traité concocté avec Angela Merkel qui imposera l’austérité aux peuples européens. A l’entendre, ce ne sont ni les agences ni les marché qui dictent sa politique.

En revanche, il a remis sur la table la TVA sociale, anti-sociale devrait-on dire, puisqu’elle remet en cause notre système de protection sociale fondé à la Libération, reposant sur le travail. En effet, présenté sous l’étiquette séductrice, mais trompeuse d’arme antidélocalisation, son projet s’inscrit dans l’offensive engagée depuis des années par le patronat pour baisser le «coût» du travail. Cette fois le MEDEF propose d’aller beaucoup plus loin : relever de 3,4 ou 5 points les taux de TVA en contrepartie d’une réduction des cotisations patronales de 3,5 à 7,5 points et des cotisations salariales de1,5 à 4,5 points. Le transfert pouvant s’élever à 70 milliards d’euros.

A l’exception de la CFE-CGC, l’ensemble du monde syndical, ainsi que la plupart des associations de consommateurs, note que cette imposition serait des plus inéquitables, en faisant supporter aux consommateurs tout le poids de la réforme fiscale : une hausse de deux points de l’actuelle TVA à 19,6% entraînerait en effet une ponction de plus de 10 milliards d’euros sur le budget des consommateurs.

Il y a d’autres voies que la fuite en avant dans la baisse du coût du travail, aussi dangereuse économiquement qu’injuste socialement pour assurer la compétitivité de notre économie tout en garantissant le financement d’un haut niveau de protection sociale. En particulier, il s’agit de remettre en cause la logique court-termiste de la rentabilité financière et de se doter des moyens d’une maîtrise publique du crédit, par exemple un pôle public bancaire, afin de placer le travail, l’activité économique utile avant l’intérêt de l’actionnaire. Car ce sont bien les charges financières qui plombent les entreprises, et non le financement d’une protection sociale, qui constituent, au demeurant, aussi un atout économique.

La réponse aux vœux de Nicolas Sarkozy, les Français ont l’occasion de la lui donner dans les urnes.

Auguste Bechler

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Points de vue
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Lourdel Yves 05/01/2012 21:39

Pour les salariés le gouvernement présente la TVA majorée façon Sarko comme une hausse de salaire compensant la hausse des prix, mais pour les retraités qui ne payent pas de cotisation ils prennent
ladite hausse plein les gencives. On est pas encore sortis de la derniére hausse de TVA (5,5 ou 7 ou 19,6%) que l'on envisage déjà de créer de nouveaux taux. Bonjour l'usine à gaz.
Yves Lourdel.

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