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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 20:11

Avant on ne s’imaginait pas que les risques de tomber malade, d’être viré, de perdre une main…n’étaient pas autre chose que la vie, voilà tout, çà c’était toujours comme ça mon dieu, pourquoi en serait-il autrement, ce qui est ne pourrait ne pas être ? En pourquoi en serait-il encore autrement ?

Personne à cette époque ne disait "travailler c’est vachement bien", travailler était vu comme une nécessité (économie de subsistance). Les paysans pauvres (c’est un pléonasme : l’usurier tuait plus que la guillotine pendant la grande terreur) allaient travailler quelques temps dans une usine histoire de gagner quelques sous dans les périodes où il n’y a pas de travaux dans les champs.

Plus tard, il fallait un peu moins de main d’œuvres dans les champs, quelques progrès agraires allaient alléger la lourdeur de certaines besognes, mais non l’insécurité et l’usurier.

Dans les usines, c’était l’inverse : ivrognerie générale, paludisme, véroles, tuberculoses, maladies infantiles mais encore mortelles, faillites, accidents mortels. A chaque fois un drame, à chaque fois un coupable : le destin, la faute à pas de chance… . Encore et toujours la même histoire, pour les uns un lit bien chauffé, un médecin attentif, une table avec fleurs et brioche…, un precepteur, une écurie, des actions et quelques obligations du trésor, on est pas fou, pour tous les autres (nos vieux) l’insécurité. Malgré quelques avancées comme le suffrage universel (sauf pour le sexe faible : les communistes ont-ils demandé le vote pour les femmes, à cette époque ou était-ce politiquement incorrect ?), la situation concrètement n’était guère enviable, il était temps de cesser de dire oui amen.

Pendant la deuxième guerre mondiale, l’entreprise a agi jusqu’au bout de sa logique propre (l’argent comme disent les américains n’a pas d’odeur) : les affaires d’abord les affaires, les suisses (toujours aussi petits) l’or des juifs gazés, Citroen Renault pour le covoiturage de la Collaboration, SNCF pour l’effort de guerre, les chimistes pour ce qui réparent et ce qui assassinent… enfin la guerre c’est un marché très juteux : une main d’œuvre enrôlée de force et un service d’ordre ultra décontracté du gland.

Durant cette période éclairante de l’histoire de l’industrie française et allemande, complémentaires alors pour lutter contre l’ennemi commun, le bolchevisme, le communisme, d’autres industries ont résisté, sans profit, sans accumulation comme seule motivation.

Cette résistance, jeune, rêveuse, imaginative, idéaliste, courageuse, intrépide, rêveuse, autodidacte, inconsciente a rédigé son testament : le programme économique et social du Conseil national de la Résistance.

Comme vous pourrez le constater, on y trouve des objectifs d’une troublante actualité.

Par cet article je remercie à ma façon toutes celles et ceux qui ne croyaient en aucun dieu et pour qui le seul devoir était de sortir de l’insécurité, du féodalisme économique et religieux. Sans attendre que l’establishment ait pitié de leur condition humaine, nos aïeux, sans internet, sans démocratie, ont gagné en mettant tout leur espoir dans le combat. Ces dizaines de milliers d’anonymes ont donné ce qu’ils ont de plus beau, leur jeunesse, pour imposer une société fondées sur d’autres valeurs que le féodalisme économique qui aujourd’hui revient par la porte du marché de l’emploi. Ces vies données à la patrie des travailleurs, l’Humanité, doivent rester dans notre mémoire collective, pour nous dire nous aujourd’hui qui ne risquons plus grand-chose, si ce n’est perdre son «emploi », quand on milite, pour nous qui avons une institution la Sécurité sociale contre l’insécurité de la maladie, de la vieillesse, de la maternité, de l’invalidité, du privé de travail. Nous aussi sommes capables d’espoir et d’esprit de résistance contre le fléau du XIX° mondial : le marché de l’emploi. Ce fléau et les camarades de la Résistance auraient été d’accord avec moi pour dire qu’il s’agit en réalité d’une inféodation du travail, une nouvelle façon d’aliéner notre travail. Je reviendrai sur ce problème dans un autre article.

Résistons

Très fraternellement.

Philippe Schlienger.

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Points de vue
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