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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 21:41

Il n’est qu’à observer, en Alsace et dans d’autres régions, les vagues de suppressions d’emplois qui se succèdent pour comprendre que le gouvernement ne prend pas le chemin pour «inverser la courbe du chômage fin 2013». Chaque semaine qui passe nous apporte son lot de dévoiements et autres renoncements qui constituent autant d’incompréhensions pour une belle majorité des électeurs d’un certain 6 mai 2012.

C’est dans un tel contexte que la commission d’experts chargée de faire des préconisations pour la future réforme des retraites propose un cocktail de mesures qui pourraient ouvrir de nouvelles brèches dans le système français et, à terme, si par malheur de semblables mesures étaient appliquées, mettre bas l’un des piliers du pacte républicain hérité du Conseil National de la Résistance (CNR).

Qu’on en juge. Allongement de la durée de cotisation, calcul des pensions de la fonction publique non plus sur les six derniers mois mais sur les dix dernières années de carrière, hausse de la CSG pour les retraités, suppression de leur abattement fiscal de 10%. Principale contrepartie envisagée ? Une hausse de 0,3% des cotisations patronales. Un programme dans l’exacte lignée des coups de boutoir portés par les gouvernements de droite avec l’aval du MEDEF.

Aucune de ces mesures n’améliorerait la situation économique, bien au contraire. Depuis le début de la crise, la France soumise au diktat des logiques austéritaires, a déjà perdu 8 points de PIB et des centaines de milliers d’emplois.

Or, il est impossible d’évoquer le dossier des retraites en le déconnectant des politiques globales. Sortir de la spirale mortifère des politiques de rigueur qui ne conduisent qu’à accentuer la récession, est ainsi un impératif et une urgence.

Augmenter la durée de cotisation, désindexer les pensions et, au final, rogner sur le pouvoir d’achat, ce serait accroître le mal.

Les principales clés de financement des retraites se trouvent dans l’emploi. 500.000 emplois de plus ce sont près de 20 milliards net de recettes pour la protection sociale. Et dans l’aide aux plus défavorisés, en augmentant en priorité les bas salaires, en instaurant l’impôt progressif sur le revenu. Cela relancerait la consommation principal moteur de la croissance française. Il s’agit donc de soustraire toutes nos ressources nationales des exigences des marchés financiers et mener une politique de relance sociale. C’est là le moteur de la croissance et le moyen de faire reculer les inégalités.

Auguste Bechler

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Points de vue
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commentaires

Yves Lourdel 19/06/2013 22:01

Décidément le gouvernement socialiste reste sourd à toute idée de mise à contribution du capital. Il préfère jouer les oppositons entre retraités et salariés, employés du public et du privé,
salariés et demandeurs d'emploi.
Le résultat de dimanche dernier à Villeuneuve sur Lot devrait pourtant luii servir de leçon, mais j'en doute.Et pendant ce temps il laisse se pérpétrer des fermetures d'usines.
Yves Lourdel

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