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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:30

La crise financière et économique qui a démarré aux Etats-Unis en 2007 s’est étendue principalement en Europe à partir de 2008. La crise de la dette qui était le lot des pays en développement s’est déplacée vers les pays du Nord. Elle est interconnectée à la crise alimentaire qui frappe d’importantes régions du monde. Cette crise systémique s’exprime également au niveau institutionnel : les dirigeants des pays membres du G8 savent qu’ils n’ont pas les moyens de la gérer, ils ont dès lors réuni le G20. Celui-ci démontre, depuis trois ans qu’il est incapable de trouver des solutions valables. Car la crise recèle une dimension de civilisation.

C’est dans ce contexte qu’il convient, par delà la théâtralisation, de mesurer les conséquences des mesures annoncées par François Fillon, qui s’ajoutent au précédent plan et portent la purge imposée aux Français à 18 milliards d’euros, à la charge surtout des salariés et des familles.

Les cadeaux fiscaux aux plus riches et la poursuite des coupes dans les dépenses sociales constituent une fuite en avant qui entraîne la France dans une spirale funeste. Les plans d’austérité étouffent la consommation et appellent d’autres plans d’austérité. Et pour tenter de les faire accepter, on agite la crise grecque comme une menace contre le mouvement social.

Or, l’aggravation de la réforme des retraites va retarder le départ des salariés nés entre 1952 et 1956 au prix d’un chômage accru pour les jeunes entrant dans le marché du travail. La revalorisation des prestations en fonction du taux de croissance et non plus du coût de la vie se traduit par une réduction de moitié des allocations familiales. Les nouvelles réductions des dépenses publiques seront avant tout ressenties par les familles modestes.

En face, le contre-feu «exceptionnel» de la majoration de l’impôt sur les grandes entreprise et la hausse du prélèvement forfaitaire sur les dividendes font figures d’amuse-gueule quand le monde du travail paie l’addition du banquet.

Cela s’inscrit dans la continuité d’une ligne politique qui vise à en finir avec le programme du Conseil national de la Résistance, ainsi que l’avait exprimé il ya cinq ans, Denis Kessler, un dirigeant du patronat.

Devant cette réalité il a de quoi s’indigner et résister, car ce qui coûte trop cher à notre pays, ce n’est pas le coût du travail, ce sont les taux de rentabilité exigés par le capital. C’est aussi la preuve qu’un vrai débat sur ces questions est devenu nécessaire.

Auguste BECHLER

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Points de vue
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