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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 20:14

Synthèse de Philippe Schlienger sur la soirée débat du 30 juin 2011 à Colmar
« Quel avenir énergétique en Alsace, en France et dans le monde ? ».

Le 30 juin 2011, de nombreux camarades (des deux fédérations Haut-Rhin et Bas-Rhin) ont répondu présents à l’appel du débat sur les enjeux de l’énergie.
La secrétaire du PCF Haut-Rhin a prononcé un discours introductif rappelant notamment que le Parti communiste français a depuis la naissance du nucléaire en France structuré une position qui consiste à ne pas vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain et exprimé sa joie devant la présence de nos deux camarades Jean Marc KOFFEL agent EDF centrale nucléaire d’Ensisheim, et de Luc FOULQUIER, ingénieur chercheur en radio écologie et membre de la commission écologie du PCF et évidemment du Nous bien vivant.
Camarade Luc a ouvert le bal en insistant sur les rôles respectifs de la science qui cherche, analyse, critique et du politique qui délibère, débat et prend la décision, mais de préciser que les deux doivent avancer avec la même finalité : l’intérêt général. Et de dire que l’intérêt général là où les ressources énergétiques sont ardemment disputées entre puissances capitalistiques est exposé aux stratégies belliqueuses. Luc, scientifique aguerri se rappelle à un devoir d’humilité et de rappeler que la question n’est absolument pas un débat technique et que le PCF a une certaine responsabilité d’avoir abandonné l’idée de démocratiser l’idée de l’Education populaire, et donner des exemples des intelligences écologiques populaires passées. Le camarade insista sur la culture du débat, de la dialectique marxiste…, de dénoncer le décalage entre connaissances de pointes et la culture de la peur : « il faut beaucoup de vrais connaissances avec la plus large appropriation populaire ». Pour Luc, le capitalisme ne peut exister que par une double exploitation, celle de l’humanité et au travers de celle-ci la nature, qui engendre domination et matérialisme (voir les accidents du travail causés par la sous-traitance du capital lucratif).
Luc indique que le nucléaire représente 79% de la production d’électricité et 30% de la production d’énergie totale en France, que le gaz russe et le charbon polonais, plus rentables, restent essentiels dans la « régulation capitaliste énergétique mondiale ».

S’en suit un tour de table qui lance un débat pseudo dialectique entre danger et risque liés à l’exploitation du nucléaire civil français.
La question débattue a été celle de savoir s’il fallait au fond arrêter de produire de l’énergie dès lors qu’au cours du processus d’extraction, de transformation, de consommation, et de retraitement soit parce que le bilan carbone n’est pas neutre ou soit parce qu’un risque se réalise ?
Ce débat que beaucoup qualifierons de technique pour les uns de scientisme pour les autres a été freiné par l’intervention de certains camarades qui ont rappelé que le PCF est une formation avant tout politique et que ce dernier pourrait faire descendre dans les fédérations PCF une bibliographie afin de donner aux militants les outils pour débattre et convaincre, interventions salutaires, merci.

De retour sur le plan politique il a été rappelé que PS et EEV pactisent pour la fermeture des centrales nucléaires à des fins électoralistes. Il a été démontré que les opposants au nucléaire ont remplacé le débat par la menace des précédents Tchernobyl et Fukushima, mais font mystère des alternatives concrètes pour au moins maintenir la production énergétique mondiale à son niveau actuel. Il est rappelé que ce niveau ne permet pas à tous les êtres humains d’avoir accès à la satisfaction des besoins fondamentaux, et que ceux qui y ont accès ont de meilleures conditions matérielles d’existence.
La question est alors celle des défis du changement climatique et des bouleversements sociaux sur les populations les plus exploitées et pillées par les puissances capitalistes.
Pour diminuer l’impact négatif sur l’écologie de l’exploitation capitaliste et enrayer la montée du réchauffement climatique et donc prémunir les populations les plus pauvres et très souvent les plus exposées il a été avancé que les efforts à déployer doivent être menés sur les cinquante prochaines années, ici la sortie progressive du nucléaire civil a été l’objet d’une écoute fraternelle. Notre camarade Jean-Marc a clairement affirmé que si son outil de travail, la centrale nucléaire de Fessenheim, présente un danger il fallait procéder à sa désactivation immédiate, il faut souligner à la fois ce courage et cette belle intelligence. C’est alors que certains ont estimé que lorsque fermeture il y a, celle-ci n’est pas assez rapide. Ce à quoi il a été répondu sécurité des travailleurs et sécurité de la désactivation dans le cadre du service public. C’est alors que beaucoup de camarades se sont unis pour dire nationalisation d’EDF, c’est bien mais étatiser c’est encore mieux ont répondu les autres.
Par ailleurs, il a été question des « nouvelles technologies écologiques » dédiées à la maison écolo, mais au vue de la quantité énergétique nécessaire à fournir, attendu que l’énergie électrique ne se stocke pas, par ces produits high tech, éoliennes, cellules photovoltaïques …, le nucléaire reste encore d’actualité, techniquement, scientifiquement, politiquement. Mais la porte est ouverte à ceux qui inventeront la panacée.
La question est alors celle du montant des investissements publics dans la recherche fondamentale, expérimentale.

Le dernier congrès du Parti communiste énonce :
-pôle public industriel et financier…
-intervention publique
-de nouveaux droits démocratiques
-une organisation de la filière partant des besoins
-aborder autrement les sources du financement
-une nouvelle politique pour les programmes stratégiques et les armements aéroportés.
-La coopération et le développement partagés.

Pour en finir sur ce débat intense et parfois électrique, qui a tenu tous nos camarades en courant continu, sans coupure, le disjoncteur Luc n’a pas fait sauté les fusibles, les éoliennes Anke, Aline, Mireille ont rappelé que le peuple dans l’union ne manque jamais de souffle,  que l’atome communiste est toujours en fusion, que les électrons libres des militants ont bien fait de percuter protons et neutrons pour faire jaillir l’énergie de la pensée collective du nous, que peut-être la vérité est dans les atomes : pour faire de l’énergie il faut être plusieurs et se frotter un peu pour libérer le noyau de l’exploitation capitaliste.

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Published by PCF Haut-Rhin - dans Eco - Social
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