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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 16:19

Construit au 18ème siècle, c’est un bâtiment typique des débuts de l’industrie textile à Mulhouse, il rappelle l’architecture des hôtels particuliers de cette époque. Il est implanté au 6-14 Boulevard Roosevelt près de la clinique du Diaconat auquel il appartient. Entouré d’un grand et magnifique espace bois protégé (ZPPAU), cet ensemble comprend aussi des écuries d’époque et une petite conciergerie.

Malgré son inscription à l’inventaire des bâtiments historiques, la maison Weber est l’objet d’un permis de démolir. Avec l’acquisition de la clinique Saint-Sauveur par le Diaconat, le projet de construction d’un plateau technique de soins de 10.000 m² est gelé. Pourquoi détruire alors ce bâtiment qui n’a rien d’une ruine et reste toujours occupé et utilisé. Après la destruction du bloc vapeur de DMC, l’Hôtel Weber va-t-il subir le même sort ? Va-t-on dilapider ce capital du passé forcément limité ?

La ville de Mulhouse a pourtant obtenu le label « Ville d’Art et d’histoire » en mars 2009. Cela montre la richesse du patrimoine de Mulhouse qui, une fois mis en valeur, peut être un atout pour le tourisme et l’économie locale. Nous demandons donc à monsieur le Maire de renoncer à la démolition et d’étudier toutes les possibilités pour sauvegarder l’Hôtel Weber afin de l’intégrer ce vestige du siècle des Lumières au centre-ville du 21ème siècle.

Les signataires

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A lire également, si vous disposez d'un compte Facebook...

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 21:35

centrale-nucleaire-saint-laurent-des-eauxA l’occasion d’une conférence de presse sur le grand emprunt, le président de la République a annoncé que la France allait «consacrer un milliard d'euros aux programmes nucléaires du futur», notamment de «4ème génération» ainsi qu'à la «sûreté nucléaire». Rappelons tout de même que le fameux milliard d'euros de dotation n'est en fait que les intérêts de ce placement, soit 34 millions par an.

Cette dotation modeste servira aussi au renforcement de la recherche sur la sûreté nucléaire, apprend t-on. Dont acte ! Cependant en fin d'année dernière le gouvernement s'attaquait à la subvention (-30 millions sur 243) de l'Institut de Recherche en Sûreté Nucléaire (IRSN) assurant, notamment, l'appui technique à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Quoi de plus normal que l’Etat, premier actionnaire d’EDF, investisse pour assurer une politique industrielle au service de tous ! Encore faut-il ne pas être en deçà des nécessaires investissements financiers dans le secteur énergétique afin de garantir des centrales nucléaires irréprochables au niveau sûreté, sécurité pour les salariés et les populations en toute hypothèse. Après l’accident nucléaire majeur de Fukushima Dai-chi, les français ont besoin d’avoir des garanties très fortes que tout soit fait pour qu’un tel accident ne puisse arriver dans leur pays. La sûreté nucléaire ne peut pas s'accommoder d'investissements sous contrainte de rentabilité.

Relever le défi énergétique passe nécessairement par la mobilisation, dans la durée, de ressources financières colossales pour la recherche, la formation et le développement. La production nucléaire nécessite une programmation sur le long terme incompatible avec la vision à court terme de la logique des marchés financiers.

L’acceptabilité sociale du nucléaire ne peut se faire sans garantir à l’ensemble des français un haut niveau de sûreté, sécurité des installations nucléaires et ce en toutes circonstances et toute transparence. Seule une maîtrise publique profondément démocratisée de la filière nucléaire le permet. Cela commence par la prise en compte des exigences des salariés des installations nucléaires qui revendiquent un statut de haut niveau garantissant de bonnes conditions de vie et de travail, l'intégration dans le giron public de certaines activités importantes pour la sûreté des centrales aujourd’hui dévolues à la sous traitance.

Le PCF sera attentif aux résultats de l’audit des 58 réacteurs qui devrait être rendu très prochainement, en particulier, sur le volet de l'organisation du travail.

Parti communiste français, Paris, le 1er juillet 2011.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 19:26

Intervention au Conseil Municipal.

Je tiens à remettre la réforme des collectivités locales dans son contexte. C'est-à-dire la remise en cause des quatre piliers essentiels de l’Etat social construit, notamment par le Conseil National de la Résistance, comme nous l’a rappelé Stéphane Hessel.

  • La protection sociale
  • La régulation des rapports au travail (droits, négociations collectives…)
  • Les services publics (Révision Générale des Politiques Publiques, j’y reviendrai)
  • Les politiques économiques.

La RGPP ne se réduit pas seulement au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. C’est aussi :

  • La réforme des collectivités territoriales
  • La réforme des enseignements
  • La réforme des lycées
  • La loi autonomie des universités
  • La carte judiciaire
  • La réforme des armées
  • La réforme loi LRU
  • La loi de modernisation du marché du travail
  • La réforme de la formation professionnelle
  • La réforme de l’assurance chômage
  • La fusion ANPE / ASSEDIC
  • La loi Hôpital Santé Patients Territoires
  • Les Agences Régionales de Santé (ARS)
  • La loi de financement de la sécu

L’ensemble de ces réformes contribue à un choix de société où la performance est en opposition à la solidarité et aux besoins des populations. C’est parce que certaines de ces mesures se laissent entrevoir localement que je vais voter non à la fusion de la Communauté de Communes de Cernay et Environs avec la Communauté de Communes du Pays de Thann :

  • La gestion de l’eau et de l’assainissement, privée à Thann et en gestion directe à Cernay
  • L’éclairage public, privé à Thann et en gestion directe à Cernay
  • La culture : un seul directeur pour le Relais et pour le Grün
  • Les finances : les ménages seront la variable d’ajustement future
  • Gouvernance, efficacité
  • Statut des agents territoriaux : beaucoup de précarité
  • Plus de cumul de mandats, éloignement des lieux de décisions
  • La fusion des collectivités est une étape, je cite René Danesi, Président des Maires du Haut-Rhin : « dans le futur le nombre de communautés aura nettement diminuées et auront changé de nature. »

Conseil d’Alsace, Alsace décomplexée, pôle métropolitain, chacun y va de plus belle.

Il s’agit d’une conception libérale de la démocratie locale, de l’ouverture à la marchandisation du service public.

J. Claude Pelka, le 28 juin 2011

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:25

Après avoir fait appliquer son blocus de Gaza par les autorités grecques, le gouvernement israélien fait appliquer par la France -par ses compagnies aériennes avec l'accord et la bénédiction des autorités- sa volonté de refouler les personnes qui veulent se rendre en Palestine. Plus de 300 personnes sont ainsi bloquées à Roissy. Les autorités françaises appliquent cette politique inacceptable et illégale à la demande d'Israël. La France et l'Union européenne ne cessent de parler de dialogue, de paix négociée pour un État palestinien... mais dans les actes, c'est un soutien direct et constant aux dirigeants israéliens et à leur politique de force : blocus maritime, mur d'annexion, occupation militaire, colonisation... On apprend aujourd'hui même que les autorités israéliennes ont exproprié encore 20 hectares d'un village palestinien de Cisjordanie, près de Salfit, pour développer la colonisation !

A jouer les chiens de garde du régime israélien, la France perd toute crédibilité.

Vingt personnes venues des deux départements alsaciens étaient bloquées et refoulées de la même façon à l’aéroport de Zurich vendredi 8 juillet.

Parti Communiste Français, le 8 juillet 2011

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 20:50

Le rapport d’experts sur l’avenir des déchets de Stocamine est maintenant connu, nous constatons qu’il est très minimaliste quant aux solutions préconisées.

La balle est désormais dans le camp du liquidateur des Mines de potasse, donc des pouvoirs publics. Il faut souhaiter que ces derniers entendent les préoccupations légitimes de la population.

Car si les déchets du bloc 15 ne sont plus manipulables suite à l’incendie de 2002, pour le PCF du Haut-Rhin tout ce qui peut être déstocké dans la sécurité la plus totale pour les salariés et l’environnement, doit l’être. Sans que la question du coût soit un facteur déterminant dans le choix de la décision finale.

Ce qui pose la question urgente sur l’exigence d’une vision politique d’avenir concernant la problématique de la gestion des déchets quels qu’ils soient.

Dans le cadre d’un développement humain durable, respectueux de l’environnement, le PCF propose la création d’un pôle public des déchets qui concernerait toute la filière : de la réduction des déchets dès la production, de leur retraitement et enfin de leur stockage.

De même, il est inconvenant d’exiger que les déchets produits en France soient envoyés chez nos voisins, en l’occurrence l’Allemagne !

Un pays développé tel que la France doit être en mesure, dans le cadre d’un grand service public, de gérer ses déchets sur son territoire au moyen d’une politique volontariste et cohérente.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:18

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a rendu un "avis technique" ce mercredi sur la durée de la cotisation des retraites requise pour liquider une pension à taux plein. Il s'agit pour le gouvernement de poser les premiers jalons d'un nouvel allongement de la durée de cotisation après avoir supprimé le droit pour les salariés de partir en retraite à 60 ans.

Après avoir affolé tout le monde avec des prédictions plus que discutables pour faire passer dans l'opinion publique la fin de la retraite à 60 ans, le COR est désormais réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernement dans son entreprise de mis-à-sac de nos retraites. Le conseil d'orientation des retraites en se retranchant derrière l'application stricte du mécanisme prévu par la loi de 2003, valide ainsi l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi. Cette mesure est d'autant plus injuste que la France en cumulant, recul de l'age légal et augmentation de la durée de cotisation, devient un des pays les plus régressifs en matière de retraites dans l'Union européenne.

Cette stricte application de la réforme Fillon n'a qu'un but : réduire le montants des retraites. C'est suicidaire. Le système de retraite par répartition ne peut être sauvé qu'à la condition de faire entrer d'autres ressources financières, en taxant les profits et la spéculation financières. Et cela, le COR le sait pertinemment.

Parti Communiste Français

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 20:14

Synthèse de Philippe Schlienger sur la soirée débat du 30 juin 2011 à Colmar
« Quel avenir énergétique en Alsace, en France et dans le monde ? ».

Le 30 juin 2011, de nombreux camarades (des deux fédérations Haut-Rhin et Bas-Rhin) ont répondu présents à l’appel du débat sur les enjeux de l’énergie.
La secrétaire du PCF Haut-Rhin a prononcé un discours introductif rappelant notamment que le Parti communiste français a depuis la naissance du nucléaire en France structuré une position qui consiste à ne pas vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain et exprimé sa joie devant la présence de nos deux camarades Jean Marc KOFFEL agent EDF centrale nucléaire d’Ensisheim, et de Luc FOULQUIER, ingénieur chercheur en radio écologie et membre de la commission écologie du PCF et évidemment du Nous bien vivant.
Camarade Luc a ouvert le bal en insistant sur les rôles respectifs de la science qui cherche, analyse, critique et du politique qui délibère, débat et prend la décision, mais de préciser que les deux doivent avancer avec la même finalité : l’intérêt général. Et de dire que l’intérêt général là où les ressources énergétiques sont ardemment disputées entre puissances capitalistiques est exposé aux stratégies belliqueuses. Luc, scientifique aguerri se rappelle à un devoir d’humilité et de rappeler que la question n’est absolument pas un débat technique et que le PCF a une certaine responsabilité d’avoir abandonné l’idée de démocratiser l’idée de l’Education populaire, et donner des exemples des intelligences écologiques populaires passées. Le camarade insista sur la culture du débat, de la dialectique marxiste…, de dénoncer le décalage entre connaissances de pointes et la culture de la peur : « il faut beaucoup de vrais connaissances avec la plus large appropriation populaire ». Pour Luc, le capitalisme ne peut exister que par une double exploitation, celle de l’humanité et au travers de celle-ci la nature, qui engendre domination et matérialisme (voir les accidents du travail causés par la sous-traitance du capital lucratif).
Luc indique que le nucléaire représente 79% de la production d’électricité et 30% de la production d’énergie totale en France, que le gaz russe et le charbon polonais, plus rentables, restent essentiels dans la « régulation capitaliste énergétique mondiale ».

S’en suit un tour de table qui lance un débat pseudo dialectique entre danger et risque liés à l’exploitation du nucléaire civil français.
La question débattue a été celle de savoir s’il fallait au fond arrêter de produire de l’énergie dès lors qu’au cours du processus d’extraction, de transformation, de consommation, et de retraitement soit parce que le bilan carbone n’est pas neutre ou soit parce qu’un risque se réalise ?
Ce débat que beaucoup qualifierons de technique pour les uns de scientisme pour les autres a été freiné par l’intervention de certains camarades qui ont rappelé que le PCF est une formation avant tout politique et que ce dernier pourrait faire descendre dans les fédérations PCF une bibliographie afin de donner aux militants les outils pour débattre et convaincre, interventions salutaires, merci.

De retour sur le plan politique il a été rappelé que PS et EEV pactisent pour la fermeture des centrales nucléaires à des fins électoralistes. Il a été démontré que les opposants au nucléaire ont remplacé le débat par la menace des précédents Tchernobyl et Fukushima, mais font mystère des alternatives concrètes pour au moins maintenir la production énergétique mondiale à son niveau actuel. Il est rappelé que ce niveau ne permet pas à tous les êtres humains d’avoir accès à la satisfaction des besoins fondamentaux, et que ceux qui y ont accès ont de meilleures conditions matérielles d’existence.
La question est alors celle des défis du changement climatique et des bouleversements sociaux sur les populations les plus exploitées et pillées par les puissances capitalistes.
Pour diminuer l’impact négatif sur l’écologie de l’exploitation capitaliste et enrayer la montée du réchauffement climatique et donc prémunir les populations les plus pauvres et très souvent les plus exposées il a été avancé que les efforts à déployer doivent être menés sur les cinquante prochaines années, ici la sortie progressive du nucléaire civil a été l’objet d’une écoute fraternelle. Notre camarade Jean-Marc a clairement affirmé que si son outil de travail, la centrale nucléaire de Fessenheim, présente un danger il fallait procéder à sa désactivation immédiate, il faut souligner à la fois ce courage et cette belle intelligence. C’est alors que certains ont estimé que lorsque fermeture il y a, celle-ci n’est pas assez rapide. Ce à quoi il a été répondu sécurité des travailleurs et sécurité de la désactivation dans le cadre du service public. C’est alors que beaucoup de camarades se sont unis pour dire nationalisation d’EDF, c’est bien mais étatiser c’est encore mieux ont répondu les autres.
Par ailleurs, il a été question des « nouvelles technologies écologiques » dédiées à la maison écolo, mais au vue de la quantité énergétique nécessaire à fournir, attendu que l’énergie électrique ne se stocke pas, par ces produits high tech, éoliennes, cellules photovoltaïques …, le nucléaire reste encore d’actualité, techniquement, scientifiquement, politiquement. Mais la porte est ouverte à ceux qui inventeront la panacée.
La question est alors celle du montant des investissements publics dans la recherche fondamentale, expérimentale.

Le dernier congrès du Parti communiste énonce :
-pôle public industriel et financier…
-intervention publique
-de nouveaux droits démocratiques
-une organisation de la filière partant des besoins
-aborder autrement les sources du financement
-une nouvelle politique pour les programmes stratégiques et les armements aéroportés.
-La coopération et le développement partagés.

Pour en finir sur ce débat intense et parfois électrique, qui a tenu tous nos camarades en courant continu, sans coupure, le disjoncteur Luc n’a pas fait sauté les fusibles, les éoliennes Anke, Aline, Mireille ont rappelé que le peuple dans l’union ne manque jamais de souffle,  que l’atome communiste est toujours en fusion, que les électrons libres des militants ont bien fait de percuter protons et neutrons pour faire jaillir l’énergie de la pensée collective du nous, que peut-être la vérité est dans les atomes : pour faire de l’énergie il faut être plusieurs et se frotter un peu pour libérer le noyau de l’exploitation capitaliste.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:11

Les communistes des deux fédérations d’Alsace étaient réunis pour une soirée d’étude le 30 juin 2011 à Colmar

Introduction par Aline Parmentier

Cette soirée d’étude nous avons souhaité l’organiser conjointement avec la fédération du Bas-Rhin, puisque les mêmes questionnements apparaissent chez les communistes de notre région. Comme d’ailleurs dans tout le pays.

En effet, les évènements du Japon qui ont entrainé une catastrophe nucléaire ont accéléré la réflexion sur la place du nucléaire dans notre société.

La gestion capitaliste concernant la sécurité et l’exploitation de cette filière industrielle provoque des doutes et suscite parfois la peur. Ces doutes sont légitimes et les communistes n’échappent pas aux pressions de toutes sortes auquels ils sont confrontées.

Le PCF n’a pas attendu le 11 mars pour relancer le débat au sein du parti sur la politique énergétique en France et dans le monde. Le 5 mars dernier un séminaire réunissait à Fabien, des responsables et des militants communistes, des scientifiques et des professionnels pour pousser notre réflexion et permettre aux communistes de retrouver une posture politique et militante, dynamique et offensive dans la société, qui s’inscrive dans notre démarche de développement humain durable et un nouveau mode de développement.

Au niveau de la région aussi nous nous sommes à plusieurs reprises penchés sur la question, un texte provisoire est d’ailleurs à votre disposition.

Dans la semaine qui a suivi la catastrophe, Pierre Laurent a appelé «à l’organisation d’un grand débat public national.»

En effet, il est urgent qu’un débat d’ensemble ait lieu dans ce pays, avec la mise à plat générale de nos choix énergétiques dans la totale transparence.

Un débat qui contribue à fixer les conditions précises de la nécessaire évolution du mix énergétique pour garantir à la France et à l’échelle mondiale, le droit à l’énergie pour tous dans les décennies à venir.

On constate qu’à l’heure actuelle le débat se limite au nucléaire et intervient alors même que le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources fossiles nécessite par ailleurs la sortie des énergies carbonées.

Cette question majeure, qu’est l’énergie, est une question non seulement technique, mais elle est économique et politique.

Au delà des éclaircissements scientifiques, nécessaires pour que les gens ne se forgent pas une opinion sur des informations manipulées ou mal comprises ou sur des peurs savamment entretenues, il faut un vrai débat politique qui ne se résume pas à «pour ou contre le nucléaire» ni «pour ou contre la fermeture de Fessenheim».

Nous nous devons d’être dans l’objectivité et la construction, car l’objectif est : quel choix de société voulons-nous pour demain ?

Les différentes formes d’énergie sont des produits de 1ère nécessité indispensables , comme l’air et l’eau , dont les usages conditionnent la qualité de vie. Ce sont aussi souvent des matières premières de l’industrie.

Notre réflexion doit notamment porter sur le droit au développement, la réponse aux besoins des peuples.

Rappelons-nous que 2 milliards d’être humains n’ont pas accès à l’énergie en dehors du bois et de la biomasse.

Ainsi l’accès à l’énergie, comme pour l’eau, est un enjeu pour le devenir pacifique et durable de l’humanité.

Une question se pose alors : quel modèle énergétique concilie justice climatique et justice sociale ?

Selon tous les scénarios, la demande énergétique mondiale va doubler d’ici 2050 , +35% d’ici 2020, que d’ici la fin du siècle la population va croître de 3 milliards d’individus.

La question des coûts se pose également, notamment en France avec l’adoption de la loi NOME : avec l’obligation pour EDF de vendre 25% de la production nucléaire au privé = Augmentation du prix de l’électricité de 30% d’ici 2015.

Comme vous le savez, près de dix millions de français vivent la précarité énergétique.

Augmentation du gaz : + 60% depuis 2004

Quel coût réel des énergies renouvelables ? Eolien deux fois plus que le nucléaire – Solaire cinq fois plus.

Sur le réchauffement climatique : les scientifiques du GIEC estiment que l’augmentation de la température du globe ne devrait pas dépasser 2° sinon nous allons vers une crise grave.

Et l’AIE pense que les objectifs de Kyoto, diminution des gaz à effet de serre de 20% d’ici 2030 dans les pays développés, sont inatteignables si on ne sort pas des énergies fossiles.

Surtout que les discussions sur le protocole de Kyoto semblent être dans l’impasse aujourd’hui.

Conséquences : sécheresses, famines, terres inondées, déplacement de populations.

Quelques questions se posent à nous :

Comment gérer les risques et les contraintes ? Quelle maitrise sociale ?

Quels emplois qualifiés et quelle reconnaissance des qualifications ? Quel statut ouvrant à de nouveaux droits d'intervention pour les salariés ?

Quid des conditions de travail des salariés et de la sous-traitance ?

Quelle maitrise publique et citoyenne des industries ?

Quels moyens pour la recherche- développement ?

Poser toutes ces questions, c'est dire combien est importante l’intervention dans ce débat des premiers concernés que sont les salariés du secteur de l'énergie.

D’ailleurs, des camarades présents ce soir ont eu l’occasion de rencontrer et de débattre hier avec des salariés, lors d’une rencontre organisée par la CGT à la centrale de Fessenheim.

Quid du nucléaire militaire? Qui met en danger la planète X fois plus que le nucléaire civil ?

Désarmer dégagerait des milliards pour la recherche vers d’autres énergies non polluantes et le traitement des déchets, par exemple.

Alors que dit le PCF ? et comment avancer ?

En tenant compte de tous les éléments et il faut parler des économies d’énergie, notamment dans les transports et dans le domaine de l’isolation des batiments, nous pensons que dans une société qui se développe, le nucléaire et les énergies renouvelables ne doivent pas être concurrents mais complémentaires.

Ecarter une seule de ces sources, c’est aggraver le changement climatique en continuant à faire la part belle aux énergies les plus nocives pour notre planète.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 08:51

bateau-gaza.jpgLa flottille de la paix est victime d'agressions en série. Après le second sabotage d'un navire, les menaces des gouvernements Étasunien et Israélien, les atteintes aux libertés des médias, les blocages et faux prétextes administratifs : la police a empêché le principal navire français de se ravitailler en carburant. Parallèlement en France s'organise une scandaleuse campagne de diffamation envers les membres de ce mouvement de solidarité internationale. Le PCF condamne ces pratiques et réaffirme sa solidarité avec les bateaux français et la flottille de la paix. Il exige que les autorités françaises interviennent auprès du gouvernement grec afin de faire cesser ces agressions. La Campagne un « Bateau pour Gaza » est une réponse citoyenne ciblant la punition collective délibérée qu'est le blocus de Gaza. L'initiative est un réel succès et bénéficie du soutien d'une part importante de la population française. Le financement de cette campagne est transparent, issu de souscriptions populaires. Les hommes et femmes engagés dans cette lutte sont des citoyens indignés devant le viol du droit international et de la justice ; ce sont des élus de la République légitimés par le suffrage universel qui ne peuvent tolérer le crime d'impunité dont jouit aujourd'hui l'état d'Israël. Les calomnies dont ils sont victimes sont intolérables. De plus nul ne peut se permettre de manipuler les plus sombres moments de l'histoire européenne afin d'exprimer son opposition : de tels procédés participent à la banalisation de la Shoah, de l'antisémitisme et de l'occupation... Il est intolérable d'instrumentaliser la mémoire à des fins politiques. Le PCF soutient que la résolution du conflit est une affaire de dignité internationale dont l'une des clef est la fin du blocus illégal de Gaza. La justice et le droit sont les seuls moteurs d'une paix durable, dans cet esprit nous appelons le gouvernement israélien à faire preuve d'humanité en laissant accoster la flottille à Gaza et demandons que la France reconnaisse la souveraineté du peuple palestinien. Le droit à l'opposition est une liberté fondamentale, au cœur de toute démocratie moderne. Les partis politiques Français et européens doivent intervenir auprès du Quai d'Orsay et auprès des autorités grecques afin de faire cesser ces pressions scandaleuses.

http://www.unbateaupourgaza.fr/

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 08:48

La CGT Mines-Energie a invité les élus de la région et des partis à débattre sur Fessenheim au sein de l’usine. Puis a eu lieu une rencontre avec le personnel. Cette rencontre arrive après plusieurs mois où le "débat"  a lieu de manière unilatérale et où les prises de positions se sont multipliées, jouant sur l’émotion liée à Fukushima pour ne développer qu’une seule thèse : celle de la fermeture de la centrale.

 

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